Valérie MAVRIDORAKIS

Valérie MAVRIDORAKIS

Sorbonne Université
Professeur

Adresse

Centre André Chastel - Galerie Colbert
2 rue Vivienne
75002 Paris
France

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Valérie Mavridorakis est professeur d'histoire de l'art contemporain à Sorbonne Université. Elle a enseigné à l'université Rennes 2 (maître de conférence, 2003-2008), puis à la Haute école d'art et de design de Genève (professeur associé, 2008-2018). Ses recherches portent principalement sur l’art américain des année 1960 et 1970, en relation avec des problématiques culturelles diversifiées. Auteur de nombreux articles sur des artistes tels que Carl Andre, Richard Artschwager, Donald Judd, Robert Morris, ou Robert Smithson, elle a entre autres édité l’anthologie Art et science-fiction : la Ballard Connection (Mamco, 2011).
Son travail éditorial s’attache notamment aux textes d’artistes (Mel Bochner, Spéculations – Écrits, 1965-1973, avec Christophe Cherix, Mamco, 2004, ou Victor Burgin, Scripts, Genève, Mamco, 2016).

Implication dans des structures liées à la culture et à l’art contemporain :

- Membre de l’Association internationale des critiques d’art (AICA France)
- Depuis 2015 : Membre du Comité technique du FRAC Bretagne
- Membre du comité scientifique du GIS Archives de la Critique d’art (INHA/Université Rennes 2)
- Membre de l’Association française d’études américaines
- Membre de l’Association des professeurs d’histoire de l’art et d’archéologie des universités.

Parcours académique :

2017 : Habilitation à diriger des recherche, Université Paris-Sorbonne
Siah Armajani : politique de l’exil, poétique de l’exode (1957-1988)
sous la garantie d’Arnauld Pierre
Membres du jury : Jean-Philippe Antoine, Michel Gauthier, Alexander Streitberger, Evelyne Toussaint.

2000 : Doctorat d’histoire de l’art, Université Paris I - Panthéon Sorbonne
Du minimalisme à l’art minimal. Des limites de la sculpture à l’épreuve de  l’« objet spécifique » dans l’art américain des années soixante.
Sous la direction de Mady Ménier.
Membres du jury : Françoise Levaillant, Jean- Claude Marcadé, Roland Tissot.

1992 : DEA d’histoire de l’art, Université Paris I - Panthéon Sorbonne
L’art minimal et la critique française : 1968-1973.

1990 : Maîtrise d’histoire de l’art, Université Lyon II
La commande publique, cinq exemples dans la région Rhône-Alpes, 1981-1989.

Publications depuis 2001, dans le cadre du Centre André Chastel.

2018

Mavridorakis Valérie, Fred Sandback ou Le fil d’Occam, nouv. éd. rev. et augm., Paris, Galerie Marian Goodman, 2018, 104 p. Voir la notice

2018

Mavridorakis Valérie, « Old World, Odd World : Siah Armajani and the American Ordinary Architecture », in Siah Armajani : Follow This Line, dir. Clare David et Victoria Sung, Minneapolis, Walker Art Center, 2018, p. 103-117. Voir la notice

Participation au programme de recherche Le faire comme cheminement. La technique artistique à l’épreuve du refus du métier dans la pratique contemporaine
Novembre 2017 - Octobre 2019
Institution requérante : HEAD – Genève
Chef de projet : Ileana Parvu, Professeur associé, Arts visuels, Histoire et théorie de l’art
Requérant : Ileana Parvu
Équipe : Valérie Mavridorakis (chercheuse associée), Jean-Marie Bolay (assistant scientifique), Bénédicte Le Pimpec (collaboratrice scientifique)
Financement : FNS


Le projet intitulé Le faire comme cheminement. La technique artistique à l’épreuve du refus du métier dans la pratique contemporaine porte sur la question de savoir ce que l’on peut entendre par « technique » au regard d’œuvres d’art qui ne recourent plus à des techniques artistiques reconnues comme telles, voire qui rejettent la notion même de technique en tant que savoir-faire manuel, métier ou exécution des œuvres. Historiquement, cette mise à l’écart de la spécificité des moyens techniques se fait jour dans les avant-gardes des années 1910. Dans les années 1960 et 1970, on l’a désignée à l’aide du terme « dématérialisation » et celui de « deskilling » s’est dernièrement généralisé. L’abandon de techniques spécifiquement liées aux médiums – notamment de la peinture et de la sculpture – fut compris en tant que perte du métier. Sans s’arrêter à la thèse du deskilling, notre projet entend penser la technique artistique dès lors qu’elle se dissocie du tout qu’elle formait avec le médium.
La question de la technique artistique est examinée sur une période s’étendant des années 1980 à aujourd’hui. Ce choix s’explique par l’intérêt que présentent, au regard de notre projet, les façons dont l’art dit « conceptuel » des années 1960 et 1970 se prolongerait dans les décennies suivantes et cohabiterait aussi avec le « retour » aux anciens genres dont on crédite les années 1980. Notre projet fait fond sur un problème plus vaste qui réside dans l’entreprise, notamment philosophique et anthropologique, consistant à dépasser l’opposition entre pratique et théorie, main et intellect, corps et esprit. Nous partons de l’hypothèse selon laquelle la technique – que l’on comprendra ici en tant que faire – possède en soi un potentiel théorique. Nous entendons à ce titre fournir des points d’appui concrets – ou données tirées de la combinaison de trois éléments (œuvres, propos d’artistes, de curateurs et de collaborateurs et façon de faire et/ou d’enseigner) – à une réflexion sur la technique qui va au-delà de l’opposition entre faire et penser. Il s’agit pour nous d’apporter une contribution à l’histoire et la théorie de la technique artistique et de produire des données dont pourront tirer parti pour leurs investigations des chercheurs de différents champs d’étude.