Laboratoire de recherche en histoire de l’art

Qui était André Chastel ?

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André Chastel au Collège de France, cop. Vladimir Juren

Sommaire

Une vie au service de l’art

André Chastel (1912-1990) demeure l’une des figures les plus marquantes de l’histoire de l’art dans la seconde moitié du XXe siècle, tant par le rayonnement international de ses très nombreuses publications, dont l’érudition savante et l’ampleur de vue s’associent à une écriture précise et sensible, que par l’emprise de son activité féconde sur les développements de la discipline en France.

Normalien (1933) et agrégé de lettres (1937), il s’initie à l’histoire de l’art au contact d’Henri Focillon. Amoureux de l’Italie et enthousiasmé par les recherches iconologiques d’Aby Warburg, de Fritz Saxl et d’Erwin Panofsky, il se tourne à la fois vers l’étude de la Renaissance, qui demeurera toute sa vie son terrain favori, et vers une conception « élargie » de l’histoire de l’art, qui renouvelle en quelque sorte la Kulturgeschichte inaugurée par Burckhardt et selon laquelle le fait artistique s’avère l’un des témoins les plus révélateurs d’une civilisation. C’est déjà ce que s’attache à démontrer L’Art italien (1956), manuel qui fournit comme une réplique au Cicerone (1960) du grand savant suisse. Les relations entre le courant néoplatonicien et la création artistique à la fin du XVe siècle font l’objet de son doctorat, dirigé par Augustin Renaudet et soutenu en 1950, avec une thèse principale publiée en 1959, Art et humanisme à Florence au temps de Laurent le Magnifique, enquête à dimension sociologique et politique, et une thèse complémentaire sur Marsile Ficin et l’art, parue en 1954. L’étroite collaboration et l’amitié intellectuelle avec Robert Klein, chercheur à la solide formation philosophique, ne feront que stimuler cette orientation ambitieuse, illustrée par le vaste panorama qu’ils écrivent ensemble, L’Europe de la Renaissance, l’âge de l’humanisme (1963). Le suicide de Klein en 1967 affecta profondément Chastel, dont l’admiration pour cette figure en marge de la carrière académique transparaît dans la présentation qu’il donne à la réunion des principaux articles de son ami (La Forme et l’Intelligible, 1970).

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Si l’Italie des XVe et XVIe siècles continue à l’occuper dans ces années avec une série de synthèses (Le Grand Atelier et Renaissance méridionale, 1965 ; La Crise de la Renaissance, 1968 ; Le Mythe de la Renaissance, 1969), son inlassable curiosité le pousse à aborder aussi une multitude d’autres domaines chronologiques et de problématiques, dont la diversité apparaît au travers des articles rassemblés dans Fables, Formes, Figures (1978). L’introduction du recueil tente rétrospectivement de dessiner la cohérence d’une œuvre qui pourrait sembler éparpillée mais dont s’esquisse un fil conducteur, qui tient au fond à la notion d’imaginaire collectif, par le truchement de laquelle peuvent s’appréhender des motifs investis de fortes charges affectives, comme le « tableau dans le tableau » ou la mouche en trompe-l’œil qui semble posée sur l’image, symbole de ses séductions illusionnistes (Musca depicta, 1984). « La démarche mentale tendant à conjuguer l’imaginaire (ou désirable) et le réel (ou utile), à les confondre en un même travail, pourrait-elle prendre une valeur de principe et définir un mode d’exploration ? ». C’est en fait la puissance émotive des œuvres, leur attrait singulier, voire mystérieux dans les registres du fantastique ou du merveilleux – auxquels André Chastel, lié à Roger Caillois et attiré par le surréalisme, s’était intéressé dès ses premières études sur la tentation de saint Antoine ou la légende de la reine de Saba –, qui sont au centre de sa réflexion. Au delà de l’idée d’une « vie des formes » chère à son maître Focillon, il a peu à peu développé celle d’une « vie des œuvres » : non seulement leur apparition provient d’une genèse et d’une généalogie qui répondent à des principes actifs dont il s’agit de rendre compte, mais leur réception successive, telle qu’on peut la reconstruire par la « fortune critique », nous apprend comment la culture s’est continuellement nourrie du passé. C’est ainsi aux vicissitudes des réinterprétations de La Joconde qu’il consacrera l’un de ses derniers livres, L’illustre incomprise (1988). Cependant, moins audacieux que prudent sur le plan théorique, André Chastel n’a jamais donné de sa méthode un exposé dogmatique qui l’aurait enfermée dans un carcan doctrinal. « Son esprit critique lui interdisait de s’arrêter à un système, inévitablement réducteur, dont il aurait trop clairement perçu les défauts et les limites » (Henri Zerner).

Passionné par la portée la plus intellectuelle de l’interprétation des œuvres dès ses premiers contacts, en 1934-1935, avec l’Institut Warburg, André Chastel n’en a pas moins perçu l’importance équivalente des aspects les plus concrets de l’activité artistique. Cet intérêt, avouait-il, s’était éveillé lorsqu’à son retour de captivité sous l’Occupation, il fut chargé d’inventorier le fonds d’atelier de Vuillard, expérience dont il tira son tout premier livre (1946), et qui l’encouragea aussi à fréquenter certains artistes de son temps, tels André Masson ou Zao Wou ki avec lesquels il entretint une amitié profonde. La familiarité avec l’intimité du « métier » des peintres devint même une pierre de touche dans sa compréhension du passé, l’incitant notamment à porter l’attention, dans son analyse de la Renaissance, sur ce qu’il nommait volontiers la « culture des ateliers ».

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Conscient de l’importance que revêt l’exploration philologique des sources, André Chastel s’est investi dans des travaux d’édition critique. C’est avec Robert Klein qu’il réunit à partir de différents manuscrits le Traité de la peinture de Léonard de Vinci (1960), tandis qu’il entreprend avec ses étudiants de la IVe section de l’École pratique des hautes études une édition du De Sculptura de Pomponius Gauricus (1969), puis la traduction de l’ouvrage monumental de Giorgio Vasari, les Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes (12 vol., 1981-1989). Dans sa Chronique de la peinture italienne à la Renaissance (1983), André Chastel illustre la primauté qu’il faut accorder aux documents en prêtant à une série de textes le statut d’« événements » qui scandent la période de 1280 à 1580. Plus généralement, la pensée d’André Chastel garde la conviction que seules les traces matérielles que nous laissent œuvres et textes, en d’autres termes la positivité des énoncés comme le dirait Michel Foucault (L’Archéologie du savoir, 1969), reste accessible au chercheur. « L’histoire rassemble ce qui s’est extériorisé et cela, seulement dans la mesure où on peut le recueillir. Le total donne le vertige mais il reste incommensurable avec la somme “impensable” des pensées et des expériences de l’humanité », écrit-il dans Fables, Formes, Figures. La variété des intérêts d’André Chastel ne masque pas une prédilection pour l’architecture et l’urbanisme, auxquels il n’a pas consacré de livre spécifique mais de nombreux articles, et dont il s’est attaché à encourager l’étude tant en France qu’au niveau européen. Cette volonté s’est notamment manifestée dans l’organisation, avec l’aide de Jean Guillaume, de rencontres internationales au Centre d’Études Supérieures de la Renaissance de Tours à partir de 1972, et par son implication au sein du Centro Internazionale di Studi di Architettura Andrea Palladio de Vicence, dont il devint président en 1981.

André Chastel s’est attelé à former plus d’une génération d’historiens de l’art et de l’architecture par son enseignement à l’École pratique des hautes études (1951-1978), à la Sorbonne (1955-1970) et au Collège de France (1970-1984), au fil d’une carrière couronnée par de nombreuses reconnaissances en France, comme son élection à l’Académie des inscriptions et belles-lettres (1975), et à l’étranger. C’est en outre sous son impulsion que la Villa Médicis se dota d’une section d’histoire de l’art lors de la réforme de l’Académie de France à Rome orchestrée par André Malraux en 1971. Le dernier grand travail dans lequel s’engagea André Chastel devait constituer un vaste manuel, L’Art français, qui aurait poursuivi l’esprit de L’Art italien de 1956 et dont les différents volumes seront publiés à titre posthume (1992-1996). On doit aussi à ses proches collaborateurs, parmi lesquels Christiane Lorgues, la publication de ses derniers cours au Collège de France. Soucieux d’offrir au grand public une vulgarisation intelligente, il a longuement collaboré au journal Le Monde (articles repris dans L’Image dans le miroir, 1980, Reflets et regards, 1992, Le Présent des œuvres, 1993 et Architecture et patrimoine, 1994). Si les chroniques rebondissent souvent sur un livre ou une exposition pour formuler des hypothèses nouvelles, certaines tribunes témoignent aussi de ses combats pour la défense du patrimoine. Sa conscience aiguë de l’émergence de l’histoire de l’art comme une discipline fondamentale, son souci de donner aux chercheurs et enseignants français un lieu pérenne de contacts et d’échanges entre eux et avec leurs collègues étrangers, le conduirent à forger la première image d’un Institut national d’histoire de l’art (1982). André Chastel aura mis sa vie au service de l’art, encourageant les progrès de sa connaissance dans tous les domaines, et concevant son métier d’historien selon un devoir de responsabilité vis-à-vis du temps présent.

 

André Chastel et l’UMR 8150

Notre laboratoire de recherche porte la mémoire de celui qui contribua à créer plusieurs des institutions dans lesquelles nous travaillons aujourd’hui.

La première, en 1959, était bien modeste mais originale. André Chastel avait regroupé une dizaine de chercheurs et un architecte autour du thème de la ville et de la méthodologie en la matière. Cette « recherche coopérative sur programme » (RCP n° 10) était financée par le CNRS et l’Université. Le travail de ce groupe aboutit notamment à un livre pionnier de l’histoire urbaine : Système de l’architecture urbaine. Le quartier des Halles à Paris, Paris, 1977 – livre pionnier en effet, puisqu’il fallut plus de cinq ans pour que le CNRS accepte de le publier. Le groupe s’étoffa, prit le nom de Centre de recherche d’histoire de l’architecture moderne (CRHAM), un sigle qui perdura en dépit des changements de statut et d’appellation administrative – Équipe de recherche associée (ERA 1012 du CNRS) en 1967, puis Unité mixte de recherche (UMR 8597). L’ouverture de cette formation aux chercheurs spécialisés dans d’autres domaines que l’architecture et longtemps privés de laboratoires spécifiques a permis, sous les directions de Bruno Foucart et d’Antoine Schnapper qui avaient succédé à celle de André Chastel, d’augmenter le potentiel de recherche du CRHAM devenu désormais CRHAAM (Centre de recherche sur l’histoire de l’art et de l’architecture modernes). Le noyau « historique » du laboratoire, dont les recherches portent sur l’architecture, l’urbanisme et les jardins, se prolonge aujourd’hui dans l’Équipe de recherche sur l’histoire de l’architecture moderne (ERHAM).

Par ailleurs, deux ans après avoir créé la RCP, Chastel fut l’artisan, au côté de Malraux, de l’organisation en 1964 de l’Inventaire général des monuments historiques et des richesses artistiques de la France, où prit plus tard forme une Unité mixte de recherche (UMR 22) associée au CNRS.

Ces deux unités ont fusionné en 2002, donnant naissance à l’actuelle Unité mixte de recherche 8150, qui se trouve ainsi rattachée au CNRS, à l’Université de Paris-IV - Paris-Sorbonne - et au Ministère de la culture et de la communication (Direction de l’architecture et du patrimoine). Par les activités et les rattachements personnels de ses chercheurs comme par les associations nouées avec d’autres équipes y compris internationales, elle maintient des liens étroits avec plusieurs universités, musées et centres de recherche en France et dans le monde.

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André Chastel était un remarquable diffuseur des travaux des autres, notamment par l’intermédiaire des revues. Ayant participé à la création de la revue Art de France avec Pierre Berès ainsi qu’au lancement de la collection publiée par ce dernier chez Hermann, « Miroirs de l’art », André Chastel contribua également à créer l’Information d’histoire de l’art, support privilégié pour les premiers articles des jeunes chercheurs. La revue Histoire de l’art devait reprendre cette mission plusieurs années après la disparition de l’Information et André Chastel se montra attentif à ses débuts au sein de l’association de préfiguration de l’INHA en 1988 et sous l’égide de l’Association des professeurs d’archéologie et d’histoire de l’art (APAHAU), qu’il avait créée en 1956. André Chastel fut le fondateur en 1968 et le directeur de la Revue de l’art, publiée par le CNRS jusqu’en 2004, éditée maintenant par Ophrys, et dont l’actuelle rédactrice en chef, Laurence de Pémille, membre de l’UMR 8150, avait commencé son travail d’éditrice auprès de lui, lorsque la revue était hébergée au Collège de France. C’est à André Chastel qu’on doit aussi le projet d’établir à Paris un Institut National d’Histoire de l’Art, regroupant les centres de documentation et de recherche. L’INHA qui a vu le jour en 2004 héberge, entre autres, les chercheurs, ingénieurs et techniciens, ainsi que les séminaires et salles de travail de l’UMR. De nombreux membres de cette UMR qui porte désormais son nom ont été les élèves d’André Chastel.

Au-delà de cette filiation « directe », ce sont certaines des leçons de méthode d’André Chastel qui peuvent continuer à nous inspirer, sans dogmatisme mais plutôt en en retenant l’esprit : associer dans un élan commun enseignement et recherche ; aborder l’histoire de l’art comme une discipline humaniste qui ne soit pas coupée des autres savoirs ; avoir l’ambition de balayer les périodes et les aires chronologiques les plus larges, jusqu’à la création la plus actuelle, tout en investissant en profondeur certains domaines privilégiés et secteurs pointus ; mettre la connaissance historique au service d’une « gouvernance » responsable du patrimoine. Son intérêt pour l’architecture comme pour la peinture et les autres arts évoque un modèle « encyclopédique » peut-être utopique aujourd’hui, mais il l’aura mis en œuvre personnellement jusqu’à la fin de ses jours. La présence de six équipes au sein du Centre André Chastel manifeste l’ouverture même de sa pensée et de son enseignement.

 

Les archives photographiques d’André Chastel conservées à l’UMR 8150

André Chastel occupa, de 1970 à 1984, la chaire d’Art et Civilisation de la Renaissance en Italie au Collège de France. C’est grâce à Roland Recht, actuel titulaire de la chaire d’Histoire de l’art européen médiéval et moderne, que les archives photographiques d’André Chastel jusqu’alors conservées par le Collège de France ont été données, en 2005, à l’UMR 8150 et sont désormais conservées dans ses locaux. Elles sont actuellement en cours d’inventaire et ne peuvent être consultées que sur autorisation préalable.

Ce fonds photographique, d’une très grande richesse, se compose de plusieurs dizaines de milliers de diapositives, de milliers de tirages sur papier et de centaines de négatifs. Il comprend des reproductions d’illustrations publiées, des clichés obtenus par André Chastel de nombreux musées, institutions et agences photographiques, ainsi que des prises de vue personnelles. Les images relatives à la peinture, l’architecture et l’urbanisme de la Renaissance italienne prédominent sans exclusivité, la variété des aires et des domaines couverts reflétant les multiples intérêts de l’historien de l’art et s’avérant, bien entendu, en lien étroit avec les divers sujets abordés par André Chastel durant son enseignement au Collège de France. Ses cours magistraux concernèrent successivement l’autoportrait (1970-71), le sac de Rome en 1527 (1971-72), la peinture à Venise en 1506 (1972-74), le tableau d’autel italien (1974-77), la réaction italienne à Byzance et à l’hellénisme (1978-80), les relations Nord-Sud en Europe (1980-82) et les rapports entre la France et l’Italie (1982-1984). Ses séminaires de recherche abordèrent l’art et l’argent (1970-71), la signature des artistes (1972-73), le vocabulaire de la littérature sur l’art (1973-74), la dénomination des œuvres et les titres des tableaux (1974-75), l’ekphrasis (1975-76), l’illustration des textes antiques (1976-77), les traités d’architecture (1979-80), les contrats (1980-81) et l’emblématique (1983-84) (cf. Anne-Marie Lecoq, « L’enseignement au Collège de France », in Hommage à André Chastel, numéro spécial de la Revue de l’art, n° 93, 1991, p. 71-74).

Tandis qu’une bonne partie des leçons restées inédites de son vivant sont désormais publiées grâce à ses collaborateurs, les archives photographiques attestent le travail considérable auquel André Chastel se consacrait chaque année, au côté de son assistante Anne-Marie Lecoq, pour la préparation des cours et des séminaires. André Chastel nourrissait une admiration particulière pour Roberto Longhi : si, à la différence de ce dernier ou d’autres « connaisseurs » comme Bernard Berenson, il n’a pas constitué de collection personnelle d’œuvres d’art, la consistance de cette photothèque montre toute l’importance qu’il accordait à la documentation visuelle.

Par ailleurs, deux autres fonds provenant d’André Chastel ont rejoint en 2004 la Bibliothèque de l’Institut National d’Histoire de l’Art : sa bibliothèque, confiée en dépôt par la Bibliothèque Nationale de France (riche de près de 6500 monographies, congrès, mélanges et inventaires, de tirés à part et de collections de périodiques), et ses papiers de travail, donnés par sa famille (notes, cahiers et dossiers préparatoires à des ouvrages et articles, correspondance avec de nombreux historiens de l’art).

Les archives photographiques conservées au Centre André Chastel viennent ainsi compléter ces deux ensembles et constituent un témoignage essentiel de l’activité et des méthodes de travail de l’historien de l’art.

 

Principaux ouvrages d’André Chastel

Cette liste s’appuie sur deux bibliographies antérieures :

La présente bibliographie inclut l’essentiel des publications postérieures. Les nombreux articles ne sont pas détaillés. Les références sont données par ordre chronologique de la première édition.

Vuillard, 1868-1940, Paris, Floury, 1946.

Laurent le Magnifique. Ambra, Chansons de carnaval, l’Altercation et Lettre à Frédéric d'Aragon, traduits et présentés par André Chastel, Paris, la Colombe, Éditions du Vieux colombier, 1947.

Léonard de Vinci par lui-même, textes choisis, traduits et présentés par André Chastel, précédés de la Vie de Léonard par Vasari, Paris, Nagel, « Collection Unesco d’œuvres représentatives », Série italienne, 2, 1952.

Marsile Ficin et l’art, Genève, Droz, coll. « Travaux d’Humanisme et Renaissance », XIV, 1954. Rééd., Droz, 1975. Rééd., Droz, coll. « Titre courant », 5, 1996.

L’Art italien, Paris, Larousse, coll. « Arts, styles et techniques », 2 vol., 1956. Nouvelle éd. en un vol., Paris, Flammarion, 1982. Éd. mise à jour, Flammarion, 1989. Éd. mise à jour, Flammarion, coll. « Tout l’art. Histoire », 1995. Trad. italienne (1957-1958), allemande (1960), anglaise (1963).

Botticelli, Milan, Silvana, coll. « Mito del colore », 1957. Éd. française, Paris, Plon, s.d. Trad. anglaise.

Art et Humanisme à Florence au temps de Laurent Le Magnifique. Études sur la Renaissance et l’humanisme platonicien, Paris, Presses Universitaires de France, 1959. 2e éd., P.U.F., 1963. 3e éd. mise à jour, P.U.F., 1982. Trad. italienne (1964).

Trésors de la poésie médiévale, textes choisis, établis, traduits et annotés par André Chastel avec la collaboration de Jacques Monfrin, Paris, Club français du livre, 1959.

Léonard de Vinci. Traité de la Peinture, traduit et reconstruit pour la première fois à partir de tous les manuscrits par André Chastel [avec la collaboration de Robert Klein], Paris, Club des Libraires de France, coll. « Destins de l'art », 10, 1960. Rééd. Traité de la peinture, Paris, Berger-Levrault, 1987. Nouvelle éd. revue, corrigée et augmentée par Christiane Lorgues, Paris, Calmann-Lévy, 2003. Autre éd., La Peinture, Paris, Hermann, coll. « Miroirs de l’art », 1964. Rééd., Hermann, coll. « Savoir. Sur l’art », 2004. Trad. anglaise (1962).

« Le C.R.H.A.M. », Revue historique, fascicule 466, avril-juin 1963, p. 423-426.

André Chastel et Robert Klein, L’Europe de la Renaissance, l’âge de l'humanisme, Paris, Éditions des Deux-mondes, 1963. Rééd., L’Humanisme : l’Europe de la Renaissance, Genève, Skira, 1995. Trad. anglaise, allemande, italienne.

La Renaissance italienne : La Renaissance méridionale, Italie, 1460-1500, et Le Grand Atelier d’Italie, 1460-1500, Paris, Gallimard, coll. « L’Univers des Formes »), 2 vol., 1965. Rééd. en un vol., Renaissance italienne, 1460-1500, commentaires iconographiques Christiane Lorgues, Marie-Geneviève de La Coste-Messelière, avec la collaboration de Cécile Maisonneuve, coordination scientifique Gennaro Toscano, Paris, Gallimard, coll. « Quarto », 1999. Trad. anglaise, allemande, italienne, espagnole et japonaise.

Vasari. Les Peintres toscans, textes réunis et présentés par André Chastel, Paris, Hermann, coll. « Miroirs de l’art », 1966.

La Crise de la Renaissance, 1520-1600 et Le Mythe de la Renaissance, 1420-1500, Genève, Skira, coll. « Art, idées, histoire », 1968-1969. Rééd. en un vol., Mythe et Crise de la Renaissance, Skira, 1989. Trad. anglaise, allemande.

Pomponius Gauricus. De Sculptura (1504). Édition annotée et traduction par André Chastel et Robert Klein, avec un groupe de travail de l’École pratique des hautes études, Genève, Paris, Droz, 1969.

Système de l’architecture urbaine. Le quartier des Halles à Paris (en collaboration avec Françoise Boudon, Hélène Couzy, Françoise Hamon), Paris, Éd. du CNRS, 2 vol., 1977.

Fables, Formes, Figures, Paris, Flammarion, coll. « Idées et recherches », 2 vol., 1978. Rééd., Flammarion, coll. « Champs », 2 vol., 2000.

L’Image dans le miroir, Paris, Gallimard, coll. « Idées », 1980.

L’Histoire de l’art : fins et moyens. Éditoriaux de la « Revue de l’art », 1968-1978, Paris, Flammarion, 1980.

The Vatican Frescoes of Michelangelo, New York, Abbeville Press, 1980.

Giorgio Vasari, les Vies des meilleurs peintres sculpteurs et architectes, traduction et édition commentée sous la direction d’André Chastel, Paris, Berger-Levrault, coll. « Arts », 12 vol., 1981-1989. Rééd., Actes Sud, coll. « Thesaurus », 2 vol., 2005.

Chronique de la peinture italienne à la Renaissance, 1280-1580, Fribourg, Office du livre / Paris, Vilo, 1983. Trad. anglaise, allemande.

The Sack of Rome, 1527, Princeton, Princeton University Press, 1983. Éd. française, Le Sac de Rome, 1527 : du premier maniérisme à la Contre-réforme, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque illustrée des histoires », 1984. Rééd. Gallimard, 1993. Trad. italienne, espagnole et allemande.

Musca depicta, Milan, Franco Maria Ricci, 1984. Éd. française, Musca depicta, Paris, F.M.R., 1994.

Le Cardinal Louis d’Aragon : un voyageur princier de la Renaissance, Paris, Fayard, coll. « Les Inconnus de l’histoire », 1986. Trad. italienne.

La Grottesque. Essai sur l’« ornement sans nom », Paris, Le Promeneur, 1988.

Lettres de l’Arétin (1492-1556), traduit par André Chastel et Nadine Blamoutier, avec la collaboration de Gabriella Rèpaci-Courtois, Paris, Scala, 1988.

L’Illustre incomprise : Mona Lisa, Paris, Gallimard, 1988.

Culture et demeures en France au XVIe siècle, Paris, Julliard, coll. « Conférences, essais et leçons du Collège de France », 1989.

L’arcipelago di San Marco (articles sur Venise et l’art vénitien publiés dans Le Monde), Venise, Consorzio Venezia Nuova, 1990.

Publications à titre posthume

Fontainebleau : formes et symboles, Paris, Réunion des musées nationaux, 1991.

Introduction à l’histoire de l’art français, Paris, Flammarion, coll. « Champs », 1993.

L’Art français : I, Pré-Moyen âge, Moyen âge ; II, Temps modernes, 1430-1620 ; III, Ancien régime, 1620-1775 ; IV, Le Temps de l'éloquence, 1775-1825, Paris, Flammarion, 4 vol., 1993-1996. Rééd., Flammarion, coll. « Tout l’art. Histoire », 4 vol., 2000. Trad. anglaise.

La Pala, ou le retable italien des origines à 1500, avec le concours de Christiane Lorgues-Lapouge, préface d’Enrico Castelnuovo, Paris, Liana Levi, 1993. Rééd. Histoire du retable italien, des origines à 1500, Liana Levi, 2005. Trad. italienne.

Reflets et regards : articles du « Monde », préface de Marc Fumaroli, avant-propos de P.-M. Grand Chastel, Paris, Édition de Fallois, 1992.

Le Présent des œuvres : articles du « Monde », préface de Marc Fumaroli ; avant-propos de P.-M. Grand Chastel, Paris, Édition de Fallois, 1993.

Jean-Pierre Babelon et André Chastel, La Notion de patrimoine, Paris, Liana Levi, coll. « Opinion », 1994. Rééd., 2000.

Architecture et patrimoine : choix de chroniques du journal « Le Monde », textes réunis et annotés par Dominique Hervier et Christiane Lorgues-Lapouge, préface de Jacques Toubon, introduction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, Paris, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France / Imprimerie nationale, 1994.

Palladiana, préface de Renato Cevese, Paris, Gallimard, coll. « Art et artiste », 1995.

La Gloire de Raphaël ou Le triomphe d’Eros, Paris, Réunion des musées nationaux, 1995.

L’Italie et Byzance, édition établie par Christiane Lorgues-Lapouge, Paris, Éditions de Fallois, 1999.

Le Geste dans l’art, Paris, Liana Levi, 2001. Trad. italienne.

Léonard ou les Sciences de la peinture, Paris, Liana Levi, 2002.

 

Autour d’André Chastel

Robert Klein, La forme et l’intelligible. Écrits sur la Renaissance et l’art moderne, articles et essais réunis et présentés par André Chastel, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque des sciences humaines, 1970, rééd., coll. « Tel », 1983.

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Il se rendit en Italie : études offertes à André Chastel, Rome, Edizioni dell’Elefante / Paris, Flammarion, 1987.

Hommage à André Chastel, numéro spécial de Histoire de l’art, n° 12, décembre 1990.

Hommage à André Chastel, numéro spécial de la Revue de l’art, n° 93, 1991.

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André Chastel : un sentiment de bonheur, entretiens filmés avec Guy Cogeval et Philippe Morel, réalisation Edgardo Cozarinsky, Les Films d’ici, 1990, rééd. Musée du Louvre, 1993.

Guy Corgeval et Philippe Morel, « Entretien avec André Chastel », Revue de l’art, n° 93, 1991, p. 78-87.

Françoise Levaillant et Hubert Tison, « Entretien avec André Chastel », Historiens et Géographes, n° 317, 1988 et n° 322, 1989, repris dans Histoire de l’art, n° 12, décembre 1990, p. 7-19.

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Henri Zerner, Écrire l’histoire de l’art. Figures d’une discipline, Paris, Gallimard, coll. « Arts et artistes », 1997, « André Chastel, historien de l’art », p. 64-70.

Dominique Hervier et Francine Anral, « André Malraux, André Chastel ou les deux inventeurs de l’Inventaire général », dans Malraux et l’Inventaire général, actes de la journée d’études du 23 mai 2003, numéro hors série de Présence d’André Malraux (cahiers de l'Association Amitiés internationales André Malraux), p. 60-67.

Ginevra de Maio, André Chastel et la Renaissance italienne : un moment de l’historiographie artistique française, thèse en cours sous la direction de Claude Mignot, Université de Paris-IV.

 

Notice rédigée par Hervé Brunon, avec la collaboration de Françoise Levaillant, et le concours de Françoise Boudon, Catherine Limousin, Geneviève Marion, Claude Mignot et Monique Mosser

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