Laboratoire de recherche en histoire de l’art

Le vitrail à Paris au XIXᵉ siècle

Le vitrail à Paris au XIXᵉ siècle

Entretenir, conserver, restaurer

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Élisabeth Pillet
Élisabeth Pillet
Le vitrail à Paris au XIXᵉ siècle, 2010
Livraison: 
Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 346 p. Coll. Corpus Vitrearum – France, série « Études », vol. IX.
ISBN: 
978-2-7535-0945-0
Prix: 
€ 44,00
  • Textes de Élisabeth Pillet ; directeur de la publication, Michel Hérold ;  préface de Brigitte Kurmann-Schwarz
  • Ouvrage publié avec la contribution du ministère de la Culture et de la Communication, du Centre André Chastel, de l’université Paris-Sorbonne et de son école doctorale d’histoire de l’art et d’archéologie, de l’EPHE, de l’Institut d’histoire de Paris, de la Compagnie de Saint-Gobain et de M. et Mme Bernard Fleuriot

C’est au cours du XIXᵉ siècle que les verrières de la capitale, mutilées à l’époque classique puis pendant la tourmente révolutionnaire, acquirent un statut d’œuvres d’art qu’il convenait de protéger. L’ouvrage propose d’explorer cette période où s’est jouée la survie d’un patrimoine exceptionnel. Son premier objectif est d’apporter une contribution à l’histoire des vitraux anciens de Paris en documentant les restaurations du XIXᵉ siècle, tout en analysant le rôle des institutions et des hommes qui en eurent la responsabilité et en examinant les doctrines qui ont guidé les prises de décision. 

L’étude met en valeur le rôle prépondérant d’un artiste, Prosper Lafaye, peintre de formation qui, de 1845 à la fin du siècle, eut le quasi-monopole des travaux de restauration des vitraux de la capitale sous l’autorité de l’architecte Victor Baltard. Il eut cependant quelques concurrents : l’atelier Gsell-Laurent, Joseph Félon et Édouard Didron.

L’ouvrage suscitera l’intérêt des historiens de l’art du Moyen Âge et de la Renaissance mais aussi de ceux de la période moderne et contemporaine : les premiers y trouveront une critique philologique de l’authenticité des verrières parisiennes, les seconds y suivront l’évolution des politiques de conservation du patrimoine religieux, à travers l’étude du rôle respectif des peintres-verriers, des experts, des maîtres d’œuvre et des maîtres d’ouvrage, et, en particulier, parmi ces derniers, celui de la Ville de Paris.

  • Élisabeth Pillet est docteur de l’École pratique des Hautes Études, actuellement conservateur du Patrimoine à la Ville de Paris et chargée de cours à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée.