Bibliothèques d’architecture

Bibliothèques d’architecture

Architectural libraries

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Olga Medvedkova (dir.)
Olga Medvedkova (dir.)
Bibliothèques d’architecture, 2009
Paris, INHA-Alain Baudry éditeur, 2009, 314 p.
978-2-35755-006-3
€ 55,00
  • Sous la direction d'Olga Medvedkova

Une bibliothèque est le lieu où l’architecte rencontre son commanditaire. C’est une utopie qui nourrit l’imagination. C’est un endroit où le projet naît en toute liberté, où il évolue et se précise. On y trouve des livres « de métier » : l’architecture n’est pas un art d’imitation, mais de conceptualisation, elle a donc besoin de manuels, de livres de modèles, de traités illustrés qui transmettent des images et qui expliquent leur signification. On y trouve aussi des ouvrages des sciences et de techniques diverses et variées. On y trouve, enfin, des grands classiques anciens et modernes, de la philosophie, de la littérature, de l’histoire, du droit … Tout cela est indispensable pour un architecte qui veut  être à la hauteur : son projet n’est jamais « simplement » architectural, il détermine pour des décennies, voire des siècles à venir, la façon de vivre au quotidien, d’entretenir des relations sociales, d’exercer un rituel religieux, de représenter le pouvoir. Chaque projet donne lieu à des discussions : pour parler d’égal à égal au commanditaire – un particulier, un prince, une ville, une communauté - pour le convaincre, pour le séduire, l’architecte doit être un orateur et en avoir la culture.  En décrivant la somme de savoirs que doit posséder l’architecte idéal, Vitruve  la calque sur celle de Cicéron. Depuis que les humanistes redécouvrent Vitruve au XVᵉ siècle et jusqu’au moins le milieu du siècle passé cet idéal reste actif et actuel. De Rome à Londres, de Paris à Anvers, de Saint-Pétersbourg à New York, les livres d’architecture, les bibliothèques entières, circulent, se multiplient, provocateurs, créateurs de cet espace de l’Occident – architecturé et architecturant – dans lequel nous nous reconnaissons, sans même nous en rendre compte. 

Issu des journées d’études qui ont eu lieu à l’INHA en janvier 2005, ce recueil réunit des articles de dix-neuf chercheurs, pour la plupart historiens d’architecture, allemands, anglais, américains, belges, israéliens, japonais, français, russes. En s’appuyant sur des documents d’archives et de bibliothèques, inédits ou oubliés, ils démontrent comment les sources et les méthodes de recherches proprement historiques appliquées à l’histoire de l’architecture peuvent alimenter, voire transformer, cette discipline.