Les expositions de photographie à Paris sous le Second Empire et leur réception par la critique

Les expositions de photographie à Paris sous le Second Empire et leur réception par la critique

Twitter Facebook Google LinkedIn Print E-mail

Résumé et jury

  • La première partie de notre étude traite des expositions qui montraient des photographies : « musée des rues » (marchands d'estampes, ateliers de photographes), expositions universelles et expositions des produits de l'industrie ; celles organisées à partir de 1855 par la Société française de photographie témoignent des enjeux pour le nouveau médium à s'exposer dans un contexte autre que commercial et industriel ; après un lent processus d'institutionnalisation, la photographie est finalement acceptée aux côtés du salon des beaux-arts (1859). La deuxième partie évoque les photographes qui y participaient et ce qu'ils montraient, le rapport entre leur présence aux expositions et leur carrière, entre la production globale et les œuvres présentées. La troisième partie analyse le discours critique à partir d'un corpus de 85 comptes rendus ; elle montre la difficulté des critiques, face à un nouveau type d'image, à trouver un langage approprié, distinct de celui qu'ils employaient pour la peinture, et à faire entrer la photographie dans le champ de l'art.

Photographic exhibitions in Second Empire Paris and their reception by the critics

  • The first part of our study deals with exhibitions which showed photographs : “street museums” (print dealers, photographers’ studios), world fairs and exhibitions of industrial products; those organized from 1855 by the Société française de photographie (French Photographic Society) reflect the importance for the new medium of being viewed in non-commercial and non-industrial contexts; after slowly establishing itself, photography was finally accepted alongside the Salon des beaux-arts (Fine Arts Exhibition) (1859). The second part of this study addresses the photographers who took part in those exhibitions and the work they showed, the relationship between their presence at the exhibitions and their career development, and that between the overall production and the pieces exhibited. The last part analyses critical discourse as it appears in 85 contemporary reviews ; it shows how difficult it was for critics, when confronted with a new type of image, to find an appropriate language - distinct from that used for painting - and to bring photography into the realm of art.

Jury

  • M. Foucart (Paris IV)
  • M. Jobert (Grenoble II)
  • M. Poivert (Paris I)
  • M. Poulot (Paris I)
  • Mme Aubenas (Paris IV).

Directeur de thèse

Infos complémentaires

Statut de la thèse

Statut de la thèse: 
Soutenue

Date de soutenance

Date de soutenance: 
19/06/2004