Laboratoire de recherche en histoire de l’art

Présentation générale et membres de l'ERHAM

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Façade sur jardin de l'hôtel du Grand prieur du Temple, par Pierre Delisle-Mansart, 1667, gravure, dans le recueil Le Grand Marot © Centre André Chastel

L’ERHAM, Équipe de recherche sur l’histoire de l’architecture moderne, revendique l’héritage intellectuel du CRHAM (Centre de recherche sur l’histoire de l’architecture moderne), créé en 1967 par André Chastel ; elle garde aussi des liens privilégiés avec le service de l’Inventaire général, le Centre André Chastel étant né de la fusion d’une première UMR Chastel et du laboratoire de recherches de l’Inventaire général (UMR 22).

Constituée d’enseignants-chercheurs de Paris Sorbonne - Paris IV, de chercheurs du CNRS et de conservateurs du Patrimoine, ainsi que d’une vingtaine de doctorants, mais ouverte sur les réseaux européens d’histoire de l’architecture, comme de l’histoire des jardins, l’ERHAM poursuit de manière décidée son engagement dans les « Rencontres d’architecture européenne », organisées chaque année en partenariat avec d’autres universités européennes, pour replacer les observations faites dans une perspective comparatiste internationale. Elle collabore aussi régulièrement aux manifestations et publications des institutions voisines de la Galerie Colbert (EPHE, INHA), du Centre allemand d’histoire de l’art (Deutsches Forum, place des Victoires) et, de manière plus ponctuelle, des universités de province (Tours, Toulouse) et de centres de recherche à l'étranger (Fondazione Benetton Studi Ricerche, Trévise).

L'important développement depuis quelques années et la spécificité des travaux sur l'histoire des jardins et du paysage ont conduit à donner à ce programme une certaine autonomie, et dès lors à présenter les activités de l'équipe en deux sections.

 

Histoire de l'architecture moderne

Sous la responsabilité d'Alexandre Gady

Frontispice du traité Des ordres de colonnes par Abraham Bosse, Paris, 1688 © Centre André Chastel

L’architecture est par essence complexe (la triade vitruvienne, firmitas, commoditas, venustas). Elle offre aussi une amplitude extrême, l’architecte pouvant être appelé à dessiner une poignée de porte ou une ville. D’où le choix de privilégier des individus et des objets singuliers : architectes et commanditaires, édifices parisiens et franciliens,  et même livres spécifiques du fonds de la bibliothèque Jacques Doucet.

L’ERHAM a centré ses efforts sur les deux siècles qui voient le triomphe du classicisme français, du milieu du XVIe au milieu du XVIIIe siècle, mais l’arrivée de chercheurs travaillant sur la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle (B. Baudez et O. Medvedkova, relayant les recherches de W. Szambien) permet de toucher à un champ étudié jusqu’ici principalement par le Centre Ledoux de Paris I. Par ailleurs les travaux de doctorants de B. Jobert portant sur le cœur du XIXe, dominé par « l’éclectisme classique » (période sur laquelle travaillent aussi A. Gady, B. Lemoine et Cl. Mignot), permettront de rejoindre les travaux conduits par S. Texier sur le XXe siècle, affirmant ainsi la vocation de l’équipe à travailler sur l’ensemble du champ chronologique post-médiéval.

Plusieurs questions sont au centre des recherches de l'ERHAM :

  • la figure de l’architecte, que l’historiographie française a sacrifiée au profit de la typologie ;
  • le langage de l’architecture classique, qui s’est défini dans le dialogue ininterrompu entre architecture de papier et architecture de pierre ;
  • architecture et territoire, lieu de cristallisation d’habitus, qui créent la cohérence des paysages urbains et campagnards, étudiés spécifiquement sur l’espace parisien et francilien.

 

Histoire culturelle des jardins et du paysage

Sous la responsabilité d'Hervé Brunon

Projet idéal de jardin pour un château au nord de la Vilaine, vers 1780, dessin aquarellé, Montigny-le-Bretonneux, archives départementales des Yvelines, collection Matis, A496 © Monique Mosser

L’histoire des jardins s’est épanouie depuis une trentaine d’années – au fur et à mesure que cette forme de création suscitait un regain d’intérêt après un long temps de négligence –, et s’est ouverte aux questions relevant du paysage. Elle est ainsi devenue une discipline scientifique reconnue à part entière dans certains pays, comme aux États-Unis, où la Dumbarton Oaks Research Library and Collection à Washington (Harvard University) organise des colloques annuels depuis 1971 et où la revue Studies in the History of Gardens & Designed Landscapes paraît depuis 1981. En France, les travaux sont longtemps restés timides et dispersés, en dépit de la masse de la documentation et de la diversité d’un patrimoine qui, riche de plusieurs milliers de jardins, mérite d’être mieux connu et valorisé.

Pionnières dans ce domaine, les recherches menées à l’ERHAM couvrent les périodes allant du XVe au XXIe siècle, et visent à développer des méthodes et des problématiques nouvelles, dans un esprit de dialogue avec d’autres disciplines – archéologie, botanique, géographie, anthropologie, philosophie, etc. –, pour mieux appréhender les jardins sur le plan historique, dans toute leur épaisseur humaine et sociale et sans perdre de vue la réalité concrète du terrain.

Tout jardin cristallise une vision du monde et la condense en un microcosme par des formes sensibles et vivantes ; tout paysage matérialise, de manière plus ou moins diffuse, comment une population a perçu et exploité son environnement à travers les âges. À l’heure des défis écologiques planétaires, ces lieux où s’hybrident nature et culture permettent plus que jamais de tracer des grilles fertiles de déchiffrement du monde.

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Les membres

Professeur
Maître de conférences
Professeur
Directeur adjoint
Maître de conférences
Ingénieur d'études honoraire
Conservateur en chef du patrimoine
Ingénieur d’études
Maître de conférences
Ingénieur d’études