4.1 Réseaux artistiques et mutations sociales

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Rembrandt van Rijn, Autoportrait, eau-forte, 1639, New York, The Metropolitan Museum of Art

Cet axe tente d’explorer toutes les perspectives ouvertes par la notion de « réseau » en histoire l’art, afin de mieux appréhender la dialectique entre dynamiques collectives et destins personnels. Ces questions sont abordées à partir de chantiers concrets, dans des aires nettement définies : réseaux familiaux et économiques ou réseaux liés à des techniques et des pratiques artistiques particulières, qui dépassent de loin la définition d’une « communauté » géographique ou celle de l’endogamie. Il s’agit ainsi de comprendre les multiples interconnexions socio-culturelles à partir desquelles s’élabore l’art, sans se cantonner à l’étude des dynasties d’artistes, chères aux historiens de l’art du XIXe siècle. Multipolaires, denses et souvent mouvants, ces réseaux s’offrent tantôt comme des ressources ou au contraire comme des contraintes pour le créateur ou pour de petits groupes de créateurs.

 

Émergences, structures et mutations des réseaux artistiques dans le fichier Laborde (Bibliothèque nationale de France)

Il s’agit du premier chantier d’informatisation des données extraites du fichier dit « Laborde » composé de copies d’actes de l’état civil parisien du XVIe siècle au XVIIIe siècle, détruits lors de l’incendie de l’Hôtel de Ville en 1871. En partenariat avec la BnF et le LabEx Obvil de Sorbonne Université, 30 000 fiches ont été numérisées. Leur transcription et indexation sont en cours selon un programme de recherche philologique, généalogique et historique. Les systèmes de parenté, les réseaux de fidélité ou de clientèle permettront de restituer les caractéristiques d’un groupe sans négliger les informations sur chaque artiste considéré isolément.

Mickaël Szanto avec Marianne Grivel et Alain Mérot

 

L’artiste en réseaux Paris/provinces

L’objectif de ce programme est d’examiner les concepts de « centre » et de « périphérie » dans l’étude de la création artistique. En revenant sur les conditions de création des artistes et les buts des commanditaires dits « provinciaux », du Xe au XIXe siècle, il s’agira de mieux comprendre les circulations artistiques entre Paris et les régions, en mesurant l’établissement des réseaux d’influence dans l’économie de la création. Il donne aussi l’occasion de revenir sur la définition du « mécène » et de son ancrage social et régional.

Sabine Berger / Rose-Marie Ferré / Christine Gouzi / Philippe Lorentz

 

L’écriture monographique

Ce programme, qui fédère de nombreux chercheurs et doctorants rattachés au thème 4, « Acteurs, institutions, réseaux », s’interroge sur les codes de l’écriture monographique par le biais d’expositions, de colloques ou d’ouvrages. La légitimité de la monographie dans la mise au jour des réseaux artistiques et dans l’analyse de la condition sociale de l’artiste est au cœur de ces recherches. La question de la construction de la valeur culturelle et sociale de l’œuvre par l’écriture de l’historien de l’art est un autre pôle important de ce programme.

Christine Gouzi / Marianne Grivel / Philippe Lorentz / Alain Mérot / Mickaël Szanto / Isabelle Ewig

 

Voir également les autres axes du thème 4 :

 

Actualités

29 Novembre 2021 - 9 Décembre 2021 Conférence
26 Novembre 2021 Séminaire
7 Novembre 2021 Bourse, soutien
22 Octobre 2021 - 23 Octobre 2021 Journée d'études

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