Robert Klein. L'esthétique de la technè

Robert Klein. L'esthétique de la technè

L'art selon Aristote et les théories des arts visuels au XVIe siècle

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Robert Klein. L'esthétique de la technè. L'art selon Aristote et les théories des arts visuels au XVIe siècle, ed. Jérémie Koering, 2017
Paris, INHA, coll. "Inédits", 2017, 293 pages.
978-2-917902-37-0
€ 28,00
  • Cet ouvrage est une édition scientifique de la thèse inédite de Robert Klein. Édition, transcription et présentation de Jérémie Koering (chargé de recherches au CNRS et directeur adjoint du Centre André Chastel), avant-propos d'Henri Zerner.

Au milieu du XXe siècle, Robert Klein s’est attelé à une tâche immense : repenser l’art et son histoire à partir de la notion aristotélicienne de technè. Loin d’être réductible à la représentation ou à la production du beau idéal, l’art est manière de faire, habitus ou disposition à produire selon une « droite raison » (recta ratio).

Dans L'Esthétique de la technè, cette thèse placée sous la direction d’André Chastel et restée jusqu’à ce jour inédite, Klein montre de quelle façon cette conception artificialiste de l’art irrigue l’essentiel de la pensée et de la production artistique du XVIe siècle. L’œuvre maniériste, qu’il s’agisse d’une sculpture « terrible » de Michel-Ange, d’un tableau « capricieux » d’Arcimboldo ou d’un bronze « virtuose » de Cellini, a pour finalité de susciter la stupeur et l’émerveillement, conduisant le spectateur à s’interroger sur les procès techniques (alliance d’intelligence et d’habilité manuelle) qui l’ont fait advenir sous cette forme. En mettant ainsi l’accent sur le comment, Klein conteste le privilège de l’idée sur les moyens et offre une vision « aristotélicienne » de la Renaissance bien différente de celle, essentiellement néoplatonicienne et idéaliste, à laquelle on la réduit encore trop souvent.

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