Michel Dorigny (1616-1665)

Michel Dorigny (1616-1665)

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Michel Dorigny (1616-1665), par Damien Tellas, 2019
Paris, galerie De Bayser, 2019, 88 p.
2-905672-21-8
€ 30,00
  • Cet ouvrage est le 21e numéro des Cahiers du dessin français, une collection éditée par la galerie de Bayser ; numéro dirigé par Damien Tellas, doctorant du Centre André Chastel.

La figure de Michel Dorigny (1616-1665) est longtemps restée attachée à celle de Simon Vouet, Premier peintre de Louis XIII et de la régente Anne d’Autriche. Pendant une quinzaine d’années, il participa activement au célèbre atelier que tenait Vouet : Dorigny a gravé plus de quatre-vingts compositions du maître, et, surtout, il réalisait des ouvrages de peinture (du petit tableau au grand plafond) que le maître, surchargé de commandes, n’avait pas le temps de réaliser. La confiance accordée à Dorigny était si importante qu’il devint d’ailleurs le beau-fils de Vouet en 1648, un avant la mort du Premier peintre. 

Longtemps, Dorigny fut considéré comme un simple suiveur, sinon pasticheur, des œuvres de Vouet à tel point qu’il fut rapidement oublié. Sa « résurrection », amorcée dans les années 1960 puis 1980, se poursuit aujourd’hui dans ce Cahier du dessin français, collection éditée par la galerie De Bayser depuis 1985. Une cinquantaine de feuilles – choisies dans un catalogue établi pour l’instant à cent soixante –, dont un certain nombre d’inédites, permettent de réévaluer la carrière de cet artiste. 

Grand peintre et dessinateur de talent, Dorigny a laissé de nombreuses œuvres décoratives : le palais du cardinal Mazarin, les hôtels d’Hesselin, de Lauzun, de La Rivière ou d’Amelot de Bisseuil, les châteaux de Colombes, de Dampierre-en-Burly ou encore de Vincennes ont compté parmi ses réalisations. De même, nombreux sont les tableaux qui ont pu lui être attribués, donnant à Dorigny sa juste place parmi les peintres du XVIIe siècle. Ceux qui sont passés par l’atelier de Vouet, au rang desquels on compte Eustache Le Sueur, François Perrier, Michel Corneille, ou Charles Poerson ont en effet déjà bénéficié de monographies.