Bruno FOUCART

Bruno FOUCART

Université Paris Sorbonne
Ancien membre

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Professeur d'histoire de l'art contemporain à l'université Paris IV puis professeur émérite, membre du Centre André Chastel. Décédé le 5 janvier 2018.

 

Message  du président de Sorbonne Université et du doyen de la Faculté des Lettres, janvier 2018

Le président de Sorbonne Université et le doyen de la Faculté des Lettres ont la tristesse de faire part du décès, le 5 janvier dernier, de Bruno Foucart, Professeur émérite d'histoire de l'art contemporain à Paris-Sorbonne. Né en 1938, ancien élève de l'ENS (Ulm, promotion 1959), agrégé des Lettres, Bruno Foucart était très attaché à la Sorbonne, où il avait fait en parallèle à ses études de lettres des études d'histoire de l'art, au tournant des années 1960, sous l'égide d'André Chastel et de Jacques Thuillier.

Il y avait été brièvement assistant avant d'enseigner aux université de Dijon et de Nanterre, puis de rejoindre Paris-Sorbonne après la soutenance de sa thèse de doctorat d'Etat, un travail qui fit date, Le Renouveau de la peinture religieuse en France, 1800-1860, publié en 1987. Il y a été professeur d'histoire de l'art contemporain pendant un quart de siècle, jusqu'à sa retraite en 2006, formant une génération d'enseignants-chercheurs,  de chercheurs et de conservateurs (les actuels directeurs du Louvre, du musée d'Orsay et du musée du Petit Palais ont été ses élèves). Il y fut dix ans directeur de l'UFR d'Art et d'Archéologie, créateur et premier directeur de l'UMR André Chastel, membre du conseil d'administration de l''université.

Il fut également, durant la même période, professeur d'histoire de l'art à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts. Mais son activité ne fut pas seulement celle d'un grand professeur. Après avoir participé, avec André Chastel, à la mise en place, au ministère de la Culture d'André Malraux, de l'Inventaire général du Patrimoine,  il avait été en effet, à la fin des années 1960 et au début des années 1970, membre des cabinets ministériels d'Alain Peyrefitte et surtout de Michel Guy. Auprès de ce dernier, il fut celui qui fit prendre conscience de l'importance du patrimoine monumental français des dix-neuvième et vingtième siècles, dont il fit, en une seule fois, classer  pour la première fois plus de cent exemples significatifs. C'était peu de temps après la destruction des Halles de Baltard, et Bruno Foucart joua ainsi un rôle capital dans le renversement des esprits qui s'ensuivit.

Ce défenseur et spécialiste de Viollet-le-Duc, à qui il consacra une mémorable exposition au Grand Palais en 1979 était un spécialiste du dix-neuvième et du vingtième siècle dans leur entier, en peinture comme en sculpture ou architecture, s'intéressant aussi bien aux avant-gardes qu'aux courants plus classiques traditionnels qu'il contribua à faire connaître, à sauver et à promouvoir.

Il fut aussi, durant plusieurs décennies, l'infatigable animateur de la Société de l'Histoire de l'Art français, très actif également dans la création du musée d'Orsay en 1986, ou dans celle, un peu plus tard, du Musée des années trente à Boulogne-Billancourt, dont il fut longtemps membre du conseil municipal et ponctuellement en charge du patrimoine et de la culture. Il y fut aussi pendant plus de trente ans directeur scientifique de la Bibliothèque Marmottan, dont il sut faire un centre de recherches et d'exposition  de premier plan sur le Premier Empire, mais aussi les dix-neuvième et vingtième siècles au travers de nombreuses expositions, colloques et conférences.

Après sa retraite, il avait été nommé par Jean-Jacques Aillagon, un autre de ses anciens élèves, président du comité pour le patrimoine cultuel au ministère de la Culture.

Bruno Foucart était officier de la Légion d'Honneur et de l'Ordre national du Mérite, commandeur des Arts et Lettres et des Palmes académiques.

Publications depuis 2001, dans le cadre du Centre André Chastel.

2008

Foucart Bruno, « Le Louvre en 1857 : un moment de perfection », Grande galerie : le journal du Louvre, n° 2, hiver 2007-2008, p. 28-29. Voir la notice

2007

Foucart Bruno, » À la gloire du trinitaire », in Jacques Le Chevallier : la lumière moderne, cat. expo., La Piscine – musée d’Art et d’Industrie André Diligent, Roubaix, musée départemental de l’Oise, Beauvais, et 15 square de Vergennes à Paris, Montreuil, Gourcuff Gradenigo, 2007, p. 10-11. Voir la notice

2007

Foucart Bruno, » Alfred Roll ou toute la peinture IIIe République », in Alfred Roll (1846-1919) : le naturalisme en question, cat. expo., musée de Bordeaux, Paris, Somogy, 2007, p. 12-17. Voir la notice

2007

Foucart Bruno, « De l’existence d’un “style Leleu” », in Leleu : cinquante ans de mobilier et de décoration, 1920-1970, cat. expo., La Piscine, Roubaix, musée des Années 30, Boulogne-Billancourt, Paris, Somogy, 2007, p. 21-25. Voir la notice

2007

Foucart Bruno, « Une peinture toujours ressuscitée », préface d’Amiot-Saulnier Emmanuelle, La Peinture religieuse en France, 1873-1879, Paris, Musée d’Orsay, 2007, p. 6-7. Voir la notice

2007

Foucart Bruno, « Les iconographies du Concordat, laboratoire d’une nouvelle politique de l’image », in Le Concordat et le retour de la paix religieuse, actes du colloque, bibliothèque Marmottan, 13 octobre 2001, Paris, SPM, 2007, p. 105-117. Voir la notice

2006

Foucart Bruno, « Ingres et la peinture religieuse », in Ingres, 1780-1867, cat. expo., musée du Louvre, 24 février-15 mai 2006, Paris, Musée du Louvre éditions/Gallimard, 2006, p. 68-77. Voir la notice

2006

Foucart Bruno, « Un gentihomme paysagiste dans la tourmente romantique », in Lancelot-Théodore Turpin de Crissé, 1782-1859, cat. expo., musée des Beaux-Arts de la ville d’Angers et bibliothèque Marmottan de Boulogne-Billancourt, Paris/Angers, Somogy/Musée des Beaux-Arts, 2006, p. 15-17. Voir la notice

2006

Foucart Bruno et Hamon Françoise (dir.), L’Architecture religieuse au XIXe siècle : entre éclectisme et rationalisme [actes des journées d’études organisées par l’UFR d’histoire de l’art et d’archéologie de Paris-Sorbonne-Paris IV et le Centre André Chastel, 21-22 septembre 2000 à l’Institut d’art et d’archéologie, Paris], Paris, Presses de l’université Paris-Sorbonne, coll. « Art’hist » sous la dir. de D. Sandron, 2006, 368 p. Voir la notice

2006

Foucart Bruno, « Pierre-Victor Galland ou l’héroïsme de la peinture décorative », in Pierre-Victor Galland, 1822-1892 : un Tiepolo français au XIXe siècle, cat. expo., dir. Jérémy Cerrano, La Piscine – musée d’Art et d’Industrie André Diligent, Roubaix, et galerie nationale de la Tapisserie de Beauvais, Paris, Somogy, 2006, p. 12-17. Voir la notice