De l’acanthe à l’ogive

De l’acanthe à l’ogive

L’art de Monsieur Plantar (1790-1879)

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"Chapiteau gothique du portail de l’église Saint-Nicolas des Champs à Paris", lithographie de Plantar et Jules Peyre, Cours d’ornements, 1844-1845.

Type

Type: 
Rencontres du Centre André Chastel

Date

Date: 
20 Janvier 2016

Lieu

Lieu: 
Galerie Colbert, 2 rue Vivienne, 75002 Paris, salle Ingres (2e étage)
  • Cette communication d'Alexandre Gady se tiendra en salle Ingres (2e étage), de 18h30 à 20h. Entrée libre

Aujourd’hui tombé dans l’oubli, Jean-Baptiste-Louis Plantar (1790-1879) a été l’un des ornemanistes les plus prolifiques de la première moitié du XIXe siècle. Dernier artiste à porter le titre de « sculpteur de Bâtiments du Roi », il a été formé sur les chantiers du Louvre de Louis XVIII, avant de devenir l’un des sculpteurs les plus en vue de la Restauration et de la Monarchie de Juillet, dont pas un chantier majeur ne lui aura échappé : Chapelle expiatoire, musée Charles X, église Notre-Dame de Lorette, château de Fontainebleau, palais de la Bourse, musée Louis-Philippe de Versailles, travaux aux Tuileries, chapelle Saint-Ferdinand et enfin agrandissement de l’Hôtel de Ville, réalisation qui marque la fin de sa carrière. À cette impressionnante série s’ajoutent encore de nombreuses tombes réalisées au Père-Lachaise, où il a été associé aux plus grands sculpteurs de son temps.
Apprécié pour son étonnante capacité de travail et la correction de ses sculptures, Plantar a pratiqué avec virtuosité le bas-relief, en frise comme en table, mais encore le dessin, destiné à fournir des modèles et dont témoignent avec éloquence quatre albums conservés en France et aux États-Unis. Il a ainsi touché aussi bien à l’architecture qu’au mobilier et aux objets d’art, en s’associant avec des orfèvres et des fondeurs, profitant de nouveaux matériaux et suivant au plus près les nouvelles tendances du goût.
Sa longévité lui a ainsi permis de passer, presque insensiblement, des motifs ornementaux inspirés de l’antique (acanthe, palmettes, candélabres…) au vocabulaire néo-gothique et néo-Renaissance, manié avec une belle fantaisie. Plantar apparaît donc comme un intéressant chaînon de l’histoire du goût, entre la splendeur antique de la fin de l’Ancien Régime et l’éclectisme triomphant du Second Empire, et une bonne illustration de la « fabrique du décor ».

 

Voir le programme des Rencontres du Centre André Chastel 2015-2016

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